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Les risques du virtuel, Réalité ou fiction ?

Les jeux vidéo et autres consoles ou jeux en ligne sur internet ont donné naissance à une nouvelle forme de « conduite à risques » : les addictions sans produit. Des jeunes s’immergent via un écran, dans un univers particulier jusqu’à, parfois, préférer le virtuel à la réalité. Alors échappatoire ? Dépendance ? Passion ? Ou un peu des trois ? L’envie de découvrir de nouveaux décors, d’endosser de nouveaux rôles sur les chemins d’un monde virtuel. Tout  cela pousse le jeune à consacrer des heures et des heures  au jeu.

Zéro complexe grâce à mon AVATAR…
Zéro complexe grâce à mon AVATAR…

Troll, chevalier sans peur et sans reproche, Barbie aux cheveux carottes ou super blonde sexy…les personnages virtuels, ou AVATARS, pullulent dans les jeux vidéo et sur internet. « Je suis plutôt ronde et d’humeur mélancolique, mon AVATAR est tout le contraire de moi : une superbe rousse, une vraie bombe qui drague sans vergogne. Je n’aime pas sortir le soir, je ne suis pas très sociable, mais mon avatar oui, et avec une énergie  décomplexée ! ».Les avatars n’ont ni problème de poids, ni angoisse existentielle ! Le jeu avec son double imaginaire, est beaucoup plus qu’un loisir ou une détente, car il permet au joueur de vivre sur le monde virtuel des expériences qu’il n’ose pas tenter.

Jouer avec son avatar, cela fait du bien

L’avatar est en quelque sorte « le » nouveau moyen inventé pour passer de la réflexion à l’action avec Zéro risque au compteur. Jouer avec son Avatar  cela fait trop de bien (Pourvu que l’on ne sombre pas dans l’addiction…). Le jeu permet d’être acteur, réalisateur et spectateur à la fois. Comme le cinéma ou la lecture, le jeu vidéo permet au joueur de s’identifier  à un héros et de lutter contre une image de soi défaillante. Le jeu vidéo peut aider à trouver une meilleure estime de soi, il permet aussi de faire émerger des pulsions enfouies : le héros auquel s’identifie le joueur n’est pas forcément un héros positif, on peut choisir un monstre cruel, une figure obscure. Il faut souhaiter que les joueurs  aient la capacité à prendre du recul et à simuler. Il faut espérer que les jeunes jouent pour de vrai tout en connaissant les limites à ne pas franchir en passant à l’acte dans leur  vie quotidienne…

Quand le jeu devient une addiction possible sans produit...
Quand le jeu devient une addiction possible sans produit...

On parle d’addiction quand le jeu vidéo devient le principal centre d’intérêt, voire l’unique, au détriment des autres activités (relationnelles, professionnelles, scolaires, loisirs, sport…) La notion de repli sur soi-même est d’ailleurs quasiment toujours retrouvée. Cette addiction est particulièrement préoccupante lors de l’adolescence, période importante où jeux et scolarité ne font pas bon ménage. Les jeux les plus à même d’entraîner une telle dépendance sont les jeux de rôle en ligne massivement multi-joueurs (MMORPG) où le joueur évolue dans un univers persistant, tels que DarkAge of Camelot, Everquest, ou encore World of Warcraft.. Leurs particularités : On y joue en réseau avec d’autres personnes « accros » : même si l’on ne joue pas, l’univers du jeu continue à évoluer,  ce qui pousse à poursuivre  dans le jeu.

N’y a-t-il pas de risque de dédoublement de la personnalité ?


Peut-on devenir accro à son avatar ? Y a-t-il un risque de dédoublement de la personnalité ? Généralement non, si le joueur ne confond pas le réel et l’imaginaire. En revanche l’avatar peut révéler un risque de schizophrénie et de dédoublement de personnalité déjà existant. Il s’est déjà vu qu’un joueur schizophrène se prenne pour un elfe de la nuit, son avatar. Lorsqu’on est plongé dans le jeu, sans recul, la tentation de ne pas « lâcher » son alter ego pour continuer à le faire évoluer existe.
-Quand on le quitte, l’avatar perd ses forces et il peut même mourir. Pour autant, tout le monde n’est pas « addict » !
-D’autres ne peuvent pas le quitter, car sans, ils s’ennuient !

Où et à qui en parler ?

Les consultations jeunes consommateurs sont idéales car elles proposent un cadre sécurisant de par la nature de la prise en charge proposée. Elles permettent de repérer la nature de la pratique du jeu. Le but poursuivi à  travers ces consultations est la libération de la parole du joueur par rapport à sa problématique. AID11 propose ce type  de consultations. Elles sont anonymes et gratuites pour les jeunes de 12/25 ans. 

Carcassonne : AID 11 Carcassonne (Tél. 04.68.11.92.92) : Tous les mercredis de 14h00 à 18h00, sur rendez-vous les autres jours. Point  Info  Famille (Tél. 04.68.72.31.94) : Le jeudi de 10h00 à 13h00 sur rendez-vous
Narbonne : AID 11 Narbonne (Tél.  04.68.42.58.58) : Tous les mercredis de 14 h à 18h, sur rdv les autres jours. Maison des services à Narbonne (Tél.04.68.90.31.31) : 1er  et 3ème mercredi du mois de 16h00 à 18h00
Lézignan Corbières : Centre médico social (Tél. 04.6827.22.60) : En alternance les mercredis et jeudis, sur rendez-vous

Et toi, tu es accro ?

N’hésitez pas à tester votre tendance face aux  jeux. II vous suffit de répondre par oui ou non à 9 questions. La lecture de vos réponses positives ou négatives seront directement interprétées et vous indiquera où vous en êtes avec les jeux. Rendez vous sur www.riennevaplus.org/jeux/logiciels_test_G

Sources : Michael Stora (addiction au virtuel) - Femme actuelle - Wikipédia : Dépendance au jeu vidéo - L’indépendant Narbonne  du 22/11/08 - www.viva.presse.fr –  www.femina.fr